lundi 9 juillet 2018

Comment les touristes détruisent la planète

Ce titre est évidemment inspiré par l'excellent ouvrage d'Hervé Kempf "Comment les riches détruisent la planète".  Ça aurait pu s'appeler "comment on se fait vendre un style de vie qui détruit la planète" ou quelque chose du genre.  L'idée que j'essaie d'avancer, ou la perspective, c'est que certains comportements que nous avons, qui peuvent sembler inoffensifs, sont parfois nocifs.  Les voyages en avion en particulier, de quelque type que ce soit (tout inclus, visite organisé ou sac à dos) dès qu'ils sont en avion.  Lisez d'ailleurs ce qui suit, tiré de cet article du Devoir : 

"Grosso modo, un déplacement intercontinental génère de deux à trois tonnes de GES par passager, soit l'équivalent des émissions d'une voiture intermédiaire pendant un an.". 

C'est énorme! S'il y a une chose que j'ai retenu de mon passage d'une demi session au bacc en philo c'est l'éthique de Kant. Le principe est relativement simple, j'en ai tiré une règle du pouce pour savoir si une action est moral ou non (bien ou mal) : si tu ne peux pas appliquer un comportement à l'ensemble de l'humanité, parce que ça n'aurait pas de sens ou que ce serait auto-destructeur, alors ce comportement n'est pas moral.  Donc si j'applique cela aux voyages en avion, je pense qu'on peut affirmer pas mal sans peur de se tromper que si tous les humains voyageaient en avion comme le font les touristes des pays riches, cela mènerait à la création d'une pollution si grande que nous serions incapable de contrôler les gaz à effet de serre et la température de la planète augmenterait bien au delà du seuil considéré gérable.  De plus, la répartition de la richesse étant ce qu'elle est, il se trouve que les occidentaux, nous vivons en moyenne comme si nous avions 4 planètes terre de ressources disponibles. C'est ce mode de vie et cette richesse qui est nécessaire pour faire du tourisme en avion tous les ans.  Encore une fois, est-ce que c'est moral que nous vivions tous à l'occidental? Évidemment non, il faudra inévitablement aller vers la décroissance un jour, par choix ou par la force.  Mais ceci est un autre sujet.  

Revenons à mon titre et mon lien avec l'ouvrage d'Hervé Kempf.  Il y a un autre problème avec le tourisme, problème très clairement mis en évidence dans le livre.  Le tourisme, les voyages, c'est également le mode de vie, le plaisir, la découverte, et tout ce qui va avec.  Quand un de ces innombrables blogueurs-voyageurs me parle de ces pays qu'il visite et des plaisirs de la découverte, des autres cultures, des autres langues, il me convainc de quelque chose.  Il me parle de ce qu'il aime et cela, ça me parle et je peux faire des rapprochements avec ma propre vie et alors, ça me donne le goût d'en faire autant.  Vous voyez ou je veux en venir?  Quand je lis la section Voyages dans LaPresse+, on me vend l'idée que tel ou tel endroit mérite d'être visité, et que plein de gens le font déjà.  Quand je lis la section Habitation de LaPresse+, on nous présente chaque samedi des maisons de riche qui ont fait des rénovations exceptionnelles et tout est moderne, au goût du jour, avec la vision d'un architecte raffiné ou que sais-je encore.  Ma maison me parait bien terne quand je lis cette section.  C'est à ce point vrai que si j'essayais de la vendre, on reprocherait sûrement à ma maison, son manque de "rénovations", qu'elle n'est pas au goût du jour.  Tout fonctionne pourtant très bien... Je ne sais pas pour vous mais je trouve que de voir toujours toutes ces choses que je n'ai pas, crée insidieusement l'étrange sensation que ce que j'ai n'est pas suffisant.  Tous ces gens qui quittent leur boulot, font le tour du monde, on les met sur un piédestal et tout et c'est vrai que ce sont des gens qui ont du guts et j'admire leur capacité à organiser leur vie pour réaliser leurs rêves, et c'est ben correct.  Si je déplore quelque chose c'est que partout on voit ceux qui l'ont, peu importe ce que c'est, et ça donne le goût aux autres de l'avoir, et ça crée un momentum d'envie, qui fait en sorte que tout le monde en veut plus.  Il n'y a pas que les médias qui sont responsables, il y a sûrement une portion toute naturelle de psychologie humaine élémentaire qui soit en cause.  Dans son livre Kempf parle des gens qui sont situés dans une couche sociale et qui veulent essayer de faire partie de la couche en haut d'eux.  À la tête de la pyramide sociale, le fameux 1%, présente le syndrome du "mon bateau est plus gros que le tien".  On ne peut pas que blâmer le 1% non plus, nous devrions tous et sommes tous capables d'être conscients de ce qui se passe, mais il est probablement un fait que ce sont eux qui tirent vers le haut la consommation, avec leur vie de "jetset", qui fait rêver tout le monde.  Est-ce qu'on peut blâmer les blogueurs qui voyagent en avion et qui partagent leur expérience? Pas plus, pas moins.  Nous qui voyageons, qui sommes des touristes, sommes tous, selon moi, dans l'immoralité.



Est-ce que j'arrêterai de voyager? Non.  Peut-être raconterai-je un jour pourquoi... Allez savoir

vendredi 27 novembre 2015

La stratégie boursière naïve de la rotation des banques

Je viens de lire un article intéressant dans le journal Les Affaires concernant la "Ubérisation" des banques :
La concurrence d’une entreprise technologique innovante pourrait être désastreuse pour l’industrie bancaire traditionnelle, prévient Antony Jenkins, l’ancien pdg de Barclay’s. Dans un discours prononcé à Londres, l’homme d’affaires dit craindre que les services financiers connaissent leur « moment Uber ». Cela fait référence à la société californienne qui a bouleversé l’industrie du taxi avec son service de covoiturage payant. M. Jenkins note l’arrivée d’une nouvelle vague d’entreprises technologiques. Celles-ci sont capables d'offrir de meilleurs services à moindre coût que les grandes institutions financières. Avec cette perturbation, le nombre d’employés des grandes banques pourrait fondre de 50% et leur rentabilité pourrait s’effondrer de 60%, prévient M. Jenkins.
Ce que j'appelle la stratégie boursière naïve de la rotation des banques consistait à présumer que le marché des banques canadiennes est une valeur sûre pour faire des profits, années après années, et qu'une meilleure croissance est forcément à venir pour celle qui a le moins bien performé pendant une année (chacune s'échangeant la palme de la meilleure et de la moins bonne performance à chaque année), et donc, qu'il suffit d'acheter des actions de la banque qui a le moins bien performer pour s'assurer un bon rendement l'année suivante tout en ne prenant qu'un risque minimal, en plus des généreux dividendes.  

Et donc, cette "Ubérisation" des banques viendrait rendre cette stratégie extrêmement risqué.   En fait, toute placement à long terme dans les banques devient subitement plus risqué.

samedi 21 mars 2015

Mesurer le bonheur

Pas toujours facile de savoir si on est heureux... surtout si on ne s'arrête pas pour se le demander.  Mais encore faut-il se poser les bonnes questions.  En lisant un reportage à Radio-Canada, j'ai trouvé que les questions de leur sondage pour connaître le niveau de bonheur de divers pays du monde était déjà un bon début pour savoir quelles questions se poser.  Voilà donc les questions à se poser, si l'on se fit au sondage :

  1. Vous sentiez-vous reposé?
  2. Vous a-t-on traité avec respect?
  3. Avez-vous ri ou souri beaucoup?
  4. Avez-vous appris quelque chose d'intéressant?
  5. Avez-vous ressenti ces émotions durant une bonne partie de la journée? Avez-vous ressenti du plaisir?

mercredi 4 mars 2015

Citations qui me tiennent à coeur ces temps-ci

Certaines sont de moi, d'autres, je ne me rappelle plus...

Exister c'est se battre pour se qui nous tient à coeur

"He's unsure of what he wants, and this puts him in a state of constant fear.

Vivre c'est essayer des nouvelles choses, pas répéter constamment les choses qu'on aime du passé.

Si tu as peur de quelque chose, imagine le pire scénario en lien avec cette peur et accepte que ça va arriver et ta peur disparaitra.

mardi 11 novembre 2014

Les phrases du jours...

Extrait lu dans un ... Coup de Pouce : Titre : "Je démarre mon entreprise !" Étape 1 : Vérifier si on a ce qu'il faut.

"Finalement, la passion est un ingrédient indispensable à la réalisation de notre projet (...) Démarrer une entreprise, c'est stimulant, passionnant et valorisant, mais c'est aussi épuisant et ça nous remet en question (...) Si notre désir vient seulement de la tête, on manquera de courage pour tout affronter (...) Notre projet doit être le rêve pour lequel on se lève tous les matin (...) Démarrer une entreprise peut être ardu.  Si bien qu'on se dit souvent qu'on ne passera pas au travers.   Mais quand on est guidé par la passion, on y parvient."

Lu dans le livre de "The Bull of Heaven" the Nawar Alsaadi

"It is such a shame to see people constructing artificial walls around their heads - wall that artificially hold them within imaginary boundaries setting out what they could and could not achieve.  Those who build these imaginary prisons have a harder time escaping them the longer they confine themselves.  Some say the easiest person to fool is yourself; I believe the easiest person to imprison is yourself."

dimanche 26 octobre 2014

Du rôle du gouvernement... ça fait réfléchir

Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur.
Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant à leur place ce qu’ils devraient faire eux-mêmes.

Abraham Lincoln, 1860, devant le congrès.

jeudi 25 septembre 2014

La peur de se lancer en affaire quand on est jeune


"Les gens pensent que créer une entreprise est difficile et éprouvant.  C'est pourquoi on entend souvent : je vais me trouver un emploi stable pour apprendre et après je lancerai mon entreprise.  Le problème, c'est que vous ne serez jamais jeune à nouveau.  Quand vous aurez l'impression que vous aurez appris, vous aurez 35 ans, vous aurez une famille... Quand on est jeune, on a tellement plus de propension à prendre des risque, alors, prenez-les ! Faites quelque chose; essayez de faire de grandes choses."
Helge Seetzen

mercredi 10 septembre 2014

Étude intéressante...

L'intranet encore peu utilisé au Québec
C'est notamment le cas chez les PME, révèle une étude du CEFRIO obtenue par LesAffaires

mardi 13 mai 2014

Les clichés

Entendu au bureau aujourd'hui : Les clichés... quand t'as rien à dire, c'est ça que tu dis.  Tellement vrai.

jeudi 20 mars 2014

Un coach d'équipe

Salut Boss,

L'autre jour, lors d'un retour sur l'activité Le tao d'une équipe, je te disais que ça nous prendrais un coach d'équipe pour s'améliorer.  Tu ne semblais pas convaincu mais je pense que c'est à cause d'un malentendu (si tu comprenais, tu serais d'accord...).  Quand je dis qu'on a besoin d'un coach d'équipe, ça ne veut pas dire, qu'on a un problème.  Ça veut dire qu'on peut s'améliorer.  Ça veut dire qu'on a atteint un plateau et que si l'on veut progresser, il nous faut de l'aide extérieure, parce qu'on est trop proche du sujet qu'on étudie. Nous sommes une équipe Agile, et nous croyons que nous pouvons tous nous améliorer sur le plan individuel et que sur le plan collectif. Un individu ou une équipe, c'est comme un jardin, ça prend de l'entretient et ça pousse lentement et ça demande fréquemment des correctifs.  Tu peux laisser aller et ça va pousser pareil (la nature s'occupe très bien d'elle-même), mais si tu veux en augmenter le rendement, ça peut prendre un peu d'aide.

Je reviens sur la prémisse de base que je crois la plus problématique pour qu'on se comprenne.  Tu trouvais que j'étais négatif, que je voyais des problèmes (ou tu n'en voyais pas)... Je n'est jamais dit qu'on avait un problème : j'ai dit qu'on n'était pas parfait.  Je suis d'accord avec toi que tout est une question de budget ou plutôt de priorité.  Maintenant que tu comprends que je ne suis pas négatif, il nous reste juste à se demander jusqu'à quel point c'est prioritaire pour toi de faire progresser l'équipe en tant qu'équipe, sur le plan de la connaissance d'elle-même, de la compréhension de l'autre, du respect, de l'intelligence émotionnelle.  On peut bien se donner des connaissances extérieures technologiques ou autre autant qu'on voudra, ça ne couvre qu'une partie du spectre des connaissances qu'il nous faut acquérir.  L'autre partie du spectre c'est envoyer tes employés suivre une formation sur l'intelligence émotionnelle, c'est les inviter à aller à un colloque sur le leadership collaboratif.  Mais pour intégrer toutes ses connaissances qu'on a acquise sur soi, par introspection, rien de mieux qu'un bon coach pour passer de la théorie à la pratique ;) Enfin... ce n'est pas tout qui doit être amélioré à tout prix, il y a aussi des choses qu'on peut très bien trouver satisfaisantes comme elles sont, ça s'appelle accepter.  C'est juste que dans le cas présent, j'ai l'impression qu'on peut faire tellement de choses avant d'en être rendu au point d'accepter.  

Parlant d'accepter, sur une note plus personnelle, j'ai compris quelque chose récemment. J'étais beaucoup sujet au tourment, je perdais une énergie folle parfois à me repenser à des problèmes passés ou à venir.  J'ai découvert une solution simple à ce problème.  Le tourment, qui est par définition intolérable, c'est le statu quo.  Il faut donc passer à l'action quand on se tourmente.  Deux seules options existent : soit j'accepte la situation telle qu'elle est, soit je prends une action concrète pour régler la situation.  Le statu quo n'est plus une option, il tout simplement complètement une perte de temps et d'énergie, et ça, je n'en ai plus à perdre.

dimanche 9 février 2014

Les jeux olympiques

Les jeux olympiques sont-ils pour les pays une compétition pour savoir qui pisse le plus loin ? Depuis toujours j'ai l'impression qu'il y a là l'expression d'un nationalisme malsain mais qui, oui, je l'admet, permet aussi d'être une vitrine exceptionnelle pour la renommée internationale de la ville et du pays hôte.  C'est évidemment pour les compétiteurs qui participent aux jeux, l'ultime gloire, l'ultime compétition, celle qui consacre des années d'efforts.  Et c'est parait-il un événement aux retombées économiques importantes. Mais quand les jeux coûtent 50 milliards de dollars, est-ce que les retombées économiques sont suffisantes pour justifier un tel investissement.  Clairement, il y doit y avoir d'autres raisons. 

Comme l’île de Pâques
Personnellement, je ne peux pas m'empêcher de penser à l'ïle de Pâques, où les chefs des différents clans se seraient fait la guerre de celui qui pisse le plus loin en construisant des statues toujours plus grandes à la gloire de leurs chefs. Certains pensent que ce genre de comportements annoncent souvent le début de la fin pour une civilisation (voir l'excellent ouvrage écrit par Jared Diamond Collapse : how societies choose to fail or succeed.  Est-ce ce qui nous attends?  Je ne pourrais dire mais je crois reconnaître un pattern.  Enfin...

La corruption
Dans le cas qui nous intéresse, les jeux de Sochi, j'ai vu un reportage intéressant hier.  La Russie ne serait-elle pas tout simplement en train de faire une extraordinaire passe de corruption? Des prix gonflés pour enrichir les poches des amis du régime Poutine, qui doit lui même avoir des intérêts personnels dans la chose. Le gouvernement de Poutine semble le parfait outil pour faire cela.  Derrière ce qui semble être le projet personnel d'un homme, derrière la fierté nationale de recevoir le monde entier et d'en mettre plein la vue à tous, n'y a-t-il pas là tout ce qu'il faut pour fourrer tout le peuple russe en toute impunité ? Ce n'est même pas mon argent et je suis révolté ! Il faut dire que j'ai l'impression qu'on se fait faire la même chose ici (à plus petite échelle, j'espère). Le stade Olympique de Montréal, au prix de 1.47 milliard (2006) n'a-t-il pas coûté bcp trop cher? Ouille ! Et attention ! Nous ne sommes pas à l'abri d'autres escroqueries : les projets du CHUM, de l'échangeur Turcot et du pont Champlain sont d'autres projets de plusieurs miliiards de dollards ! Il faut qu'on s'occupe de nos affaires... Et les jeux de Beijing ? et les jeux de Londres ? et les jeux de ... ? 

I would prefer not to

"I would prefer not to"... phrase a été reprise par le mouvement occupy Wall Street.  Cette phrase fut d'abord mise dans la bouche du personnage de Bartleby de la nouvelle "Bartleby, the scrivener" par l'auteur américain Herman Melville (auteur du fameux roman Moby-Dick), au milieu des années 1800.  La phrase inspire aujourd'hui à la résistance passive face à des forces souvent trop grandes pour être combattues directement.  

Un débat imposé
J'ai le goût d'appliquer ce principe à des faits de l'actualité.  Prenons le débat sur la charte de la laïcité au Québec.  Je me suis rendu compte, en prenant un peu de recul, que le gouvernement en place, à travers les médias, m'a imposé un débat.  Leur stratégie est à peine dissimulée.  On crée un débat sur un enjeu qui vient chercher le québécois là où il est sensible : son identité. Le parti au pouvoir fait sienne la position la plus populaire et on a une très belle stratégie pour obtenir une victoire électorale.  Ce n'est absolument pas nouveau comme stratégie.  Est-ce que c'est juste moi où c'est juste tellement plus clair cette fois-ci ? Difficile à dire mais ça apparaissait également assez clairement pendant le débat sur les frais de scolarité.  Toujours est-il que je disais qu'on m'a imposé un débat.   

Un enjeu électoral
Le gouvernement, "démocratiquement élu" par le peuple serait donc mandaté, de par dans son programme électoral, de proposer une charte des valeurs de la laïcité, etc.  Je n'ai pas vérifié si c'était clairement indiqué dans leur programme électoral.  Assurez-vous au passage de déranger le plus de minorités possibles avec la dite charte et de réconforter les tendances racistes ou idéalistes d'une majorité silencieuse et vous avez tout ce qu'il faut pour polariser le débat, que les médias s'en mêlent jusqu'au cou, tellement c'est croustillant comme échange. Et puis après, quand on va tous être bien réchauffés, on va nous dire que c'est un enjeu électoral et on va me demander mon vote pour que je prenne parti (oui étant le parti au pouvoir, non étant tous les autres partis).   

En être conscient, je m'élève au dessus du débat...
C'est bizarre, pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'on essaie de me manipuler en me demandant mon vote?   Pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'on essaie de m'inclure dans un système dont je n'aime pas du tout le fonctionnement?  Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que les vrais enjeux ne sont jamais discutés? Non, je ne peux pas combattre directement cette puissante machine qu'est le gouvernement, c'est vrai. Mais je peux résister passivement.  Quand on me fait le coup, comme on le ferait à un enfant de deux ans qui répondrait toujours non à tout, et qu'on m'offre le choix entre des toasts et des céréales pour me forcer à répondre quelque chose, alors je m'élève au dessus de la question, comme un être conscient, et je répond "I would prefer not to".

jeudi 6 février 2014

TDD is just a software practice

Today, I’d like to talk about Test-Driven Development (TDD) and its place in our developer life. Especially, since it is a software practice that has received a lot of attention recently, especially in the Agile World.

I’ve had many discussions with my colleagues about TDD.  Don’t get me wrong, I like the intention behind TDD but I just can’t convince myself that we should always use TDD, everywhere.  Of course, using words like “always” and “everywhere” makes it easy not to be convinced of anything!  There are always exceptions and I’m sure my colleagues would agree with that, so in a way, we’re on the same page ;)

What makes me skeptical is how a small group of individuals, with evangelistic motivation (lecturers, consultants and the likes), are now taking a lot of place in the prevailing discourse, having found THE way (or should I say “the silver bullet”) to develop every kind of software.  The TDD practice is very appealing (or not), in a way, because the principles behind it are so simple.  More people are quickly adopting the practice, as if it was bad not to adopt it.  But wait a minute…  Why should someone change his software practice if it’s working for them, for their context, etc ? In fact, many people don’t because they don’t feel they need to and I think they might be right.

Read recently on a forum post answering the question “What do I lose by adopting test driven design?.  This post was supposedly written by Uncle Bob (Robert C. Martin), writer of several good books on software design, lecturer and a very active proponent of TDD.


You lose the ability to say you are "done" before testing all your code.

You lose the capability to write hundreds or thousands of lines of code before running it.

You lose the opportunity to learn through debugging.

You lose the flexibility to ship code that you aren't sure of.

You lose the freedom to tightly couple your modules.

You lose option to skip writing low level design documentation.

You lose the stability that comes with code that everyone is afraid to change.

You lose the title of "hacker".


Ok, on the surface, it is funny but the content is debatable.  First, the way he writes is misleading, because he is suggesting that he knows (or implies) what software practice the reader uses.  What about people carefully writing their tests last and carefully designing first? What about people writings tests first without doing TDD ? What about designing by contract ? Why is Uncle Bob implying that if I’m not doing TDD then I must not be testing my code or I must be designing it badly ? Was all software badly written before TDD ? Of course not ! But it seems to me that this kind of discourse is way too common these days.  I really like Uncle Bob, he is very charismatic .  Unfortunately, the way he talks, the way he writes, when he sells TDD and professionalism, is demagogic .  I’ve heard him debate with Jim Coplien, a well-known writer, lecturer and researcher, and he is a lot less demagogic when he is challenged.  I cannot prove the following assertion but it looks to me like he decided to stop the interview when he concluded that he could not convince Jim Coplien. I’d like to add that Uncle Bob did not convince me that a good architecture would emerge efficiently, using TDD, when responding to Coplien’s example of programming  a bank account.

Now back to TDD.  I’m not saying TDD is bad, all the contrary.  But the burden of proof is on the side of the proponents of TDD.  There is not enough empirical studies on the matter to conclude anything yet.  The studies I have read conclude often to mitigated results because it is very difficult to isolate the factors influencing the metrics.  For me, it is very clear that convincing people to adopt TDD by showing coding kata demonstrations and a persuasive argumentation is not enough.  Sure, it will influence people.  But we should ask for numbers ! Show me the numbers! And I don’t care if Kent Beck successfully applied TDD to every projects.  Kent Beck is hardly representative of the common programmer.

Moreover, I claim a more global approach in choosing our software practices.  Certainly, I agree that there is a general need for improvement of the software quality delivered in the industry.  Certainly there is still a need for more professionalism. TDD might have served its purpose in bringing testing software quality at the center of the discussion.  TDD also served its purpose in bringing software design on the front line.  But now that we are more conscious about that, could we consider choosing other alternatives?   There are many ways to achieve quality software.  And what is quality software anyways…

I’d like to conclude on the following note; my latest thoughts and readings on the subject got me deeply interested to know more about Design by Contract programming, which seems to me like a more formal approach to testing software than TDD is.


Bye !

vendredi 18 octobre 2013

Citation Bob Marley

Ça pourrait s'appliquer à une femme aussi...

“He’s not perfect. You aren’t either, and the two of you will never be perfect. But if he can make you laugh at least once, causes you to think twice, and if he admits to being human and making mistakes, hold onto him and give him the most you can. He isn’t going to quote poetry, he’s not thinking about you every moment, but he will give you a part of him that he knows you could break. Don’t hurt him, don’t change him, and don’t expect for more than he can give. Don’t analyze. Smile when he makes you happy, yell when he makes you mad, and miss him when he’s not there. Love hard when there is love to be had. Because perfect guys don’t exist, but there’s always one guy that is perfect for you.”

jeudi 10 octobre 2013

Ma souffrance

La souffrance que je me crée dans le présent est une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est.  Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement.  Sur le plan émotionnel, c'est une forme de négativité.  Maintenant que j'en ai pris conscience, la prochaine étape est de cesser de résister et d'accepter (lâcher-prise).  Quand j'aurai fait cela, alors peut-être, je laisserai mes pulsions créatives me guider et cesserai de prendre des décisions par rapport à ma vie, dictées par mon mental.  J'essaie, dès maintenant... GO !

mercredi 25 septembre 2013

Agile & Iterative Development, a Manager's Guide par Craig Larman

Je viens de recommencer à lire du Craig Larman.  C'est un retour au sources parce que c'est ce qu'on nous faisait lire à l'université.  Ce n'est pas le même livre (celui-ci est plus orienté Agile) alors il y a surement quelque chose d'intéressant à comprendre, un autre point de vue, etc.  Une chose que j'avais beaucoup aimé lors de mes premières lectures, c'est ses choix de citations en introduction de chapitre.  Ce livre ne fait pas exception, la touche personnelle de Larman est là. Première citation qui m'a bien fait sourire au chapitre 1 :

Logic is the art of going wrong with confidence - Joseph Wood Krutch

et au chapitre 2 :

Experience is that marvelous thing that enableds you to recognize a mistake when you make it again - F. P. Jones

Et vlan ! ;)


mardi 3 septembre 2013

Henry David Thoreau said in Civil Desobedience

"As for adopting the ways which the State as provided for remedying the evil, I know not of such ways.  They take too much time, and a man's life will be gone.  I have other affairs to attend to.  I came into this world, not chiefly to make this a good place to live in, but to live in it, be it good or bad."

Cité hors contexte, mais ça m'inspire.

lundi 2 septembre 2013

Développement guidé par les tests d’acceptation (ATDD/BDD) au ministère de la défense nationale, un retour d’expérience

J'ai finalement reçu la nouvelle vendredi ! Ma proposition de présentation a été acceptée au Agile Tour Montréal 2013 ! Je vais donc présenter pendant une heure mon expérience d'implantation du processus de développement guidé par les tests d'acceptation au sein de mon équipe au ministère de la défense nationale.
La description de la présentation
L’équipe du projet Forteresse a choisi de mettre en place des tests d’acceptation automatisés rédigés avec le vocabulaire du métier.  Le développement de toute nouvelle fonctionnalité passe d’abord par l’écriture des scénarios de test en langage Gherkin, favorisant ainsi une meilleure communication entre les acteurs du projet, tôt dans le processus.  L’équipe a développé une structure et un cadre d’application pour aider à la rédaction des scénarios de tests.  Tous les membres de l’équipe participent à l’écriture des scénarios en langage Gherkin qui sont ensuite testés en C# avec nUnit, SpecFlow et Watin.  

Des signes à ne pas ignorer

Il m'est souvent arrivé par le passé de regarder des films, par exemple, et de ressentir un profond malaise quand je vois des personnages dans certaines situations ou en train d'aborder certains types de problèmes.  Je réalise maintenant qu'il s'agit de signes à ne pas ignorer pouvant me conduire à mieux me connaître et à voir les choses telles qu'elles sont réellement.   Trop souvent j'ai fermé la télé.  Trop souvent j'ai préféré ignorer ces signes car ils sont également signes de douleur.  Maintenant, il est temps d'affronter ces peurs, même si ça peut faire mal.

jeudi 13 juin 2013

La France, c'est différent

J'ai beau avoir passé pas mal de temps dans ce pays, il y a encore des choses que je ne comprends pas.  

Les choses moins biens

Pourquoi est-ce que dans plein d'endroits publics, il n'y a pas de siège sur les toilettes !? Si la raison c'est qu'ils ont peur de se les faire voler, la question naturelle qui émerge c'est qui voudrait voler un siège de toilette ?! Ou alors, est-ce parce que c'est trop de trouble à laver parce que les hommes pissent toujours dessus.  Alors comment expliquer que les sièges soient manquants aussi dans les toilettes des femmes. Mystère...

Ou encore on nous répond en anglais quand on parle.  5 fois dans tous le voyage.  Va savoir, il parait que quand on parle on a un accent anglais... américain peut-être, je ne sais pas mais c'est quand même un peu vexant ! La réponse :  "Vous pouvez parler français, on est québécois !"

Les choses mieux

Bon moi je n'en raffole pas mais les gants de toilette, c'est introuvable ici et c'est pourtant très bien, ça reste mieux dans la main qu'une débarbouillette ! Ou alors, les autoroutes... ils ont des haltes routières à tous les 5 km (sans exagérer).  Pour les voyages avec bébés c'est formidable.  Pourquoi on n'a pas ça ? Ou encore les salles à langer ! Il y en avait pratiquement partout et elles étaient super bien aménagées, avec des rouleaux de papier comme chez le médecin pour la salubrité.  Ça s'était génial !

Sur la route encore, j'ai bien apprécié avoir une Hyundai i40 diesel manuelle 6 vitesses, voiture non disponible au Canada.  D'abord, je ne connais pas les spécifications parce que ça ne m'intéresse pas beaucoup, mais j'ai trouvé que l'accélération était vraiment folle, je ne me rappelle pas d'avoir conduit une voiture aussi performante (bon, il faut dire que j'ai seulement chauffé une Tercel, une Corolla et une Sentra).  Ensuite, je faisais environ 900 km avec une tank.  Je trouvais ça vraiment économique au début mais finalement ya quand même une tank de 70 litres donc ça ferait un ratio de quasiment 8 litres / 100 km ce qui est pas si impressionant que ça.  Mais peut-être que c'est à cause d'une autre chose que je trouve vraiment mieux qu'au Canada... La vitesse max est de 130 km/h ! Mais gare à celui qui veut faire de la vitesse.  Il n'y a pas pratiquement plus de police sur les routes mais c'est truffé de radars ! Grrrr



Et la nourriture, c'est vraiment ce qu'il y a de mieux ! Ahhhh, c'est formidable la nourriture ! Les milliers de sortes de fromages, des allées complètes de saucisson et de vin.  Tout à un prix ridiculement bas ! Mais il y a aussi, les maquereaux à la moutarde, le cassoulet en conserve et autres petits plats préparés de toutes sortes, le chocolat Côte d'or, le foie gras, la brandade de Morue et j'en passe !